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    Il y a 7 ans, j'ai découvert le monde des Pullips, je l'ai aimé, chéri, adoré puis quitté mais jamais vraiment oublié. En décembre dernier, une insomnie m'a poussé à écrire ce texte, juste pour vous dire merci, alors si quelqu'un passe par ici et prend le temps de lire ce qui suit, je vous dit merci... 

     http://littlepumpkin.eklablog.com/

     

    *** *** ***

     

    Lettre ouverte d’une gamine harcelée qui tente d’écrire un roman qui n’a aucun rapport avec ce titre à rallonge ou ce texte, à qui voudra la lire

     

    Il y a quelques temps, une idée a germé dans mon esprit. Une idée en entrainant une autre et encore une, comme des maillons d’une chaine, comme des rouages ou des engrenages. L’idée d’écrire un roman. Cette idée n’est restée qu’une chimère durant presque un an, je l’ai sans relâche repoussée, mais la vicieuse persiste à s’insinuer dans mon esprit. Très bien me suis-je dit, inutile de lutter, couche ton cœur sur le papier comme on dit. J’ai donc commencé à écrire, de manière décousue, un fragment de chapitre, un dialogue, une fontaine… Si bien que j’ai maintenant quelques pièces primordiales du puzzle, reste à les assembler et trouver les autres. Ecrire m’a inévitablement amené à me rendre compte que je voulais qu’à la fin quelqu’un lise ce roman et que ce serai la première fois que l’on prendrait le temps de me lire non pas par obligation mais par plaisir.

    J’y ai réfléchit un certain temps et c’est ce 11 décembre 2017, à 01:52 heure Ecossaise, que je me suis rendue compte d’une chose, j’avais faux sur toute la ligne. On m’avait déjà lu pour le plaisir.

    Me creusant les méninges, j’ai réussi à retrouver mes identifiants eklablog, et inévitablement, mes deux blogs. Et ce que j’y ai lu m’a fait rire. Je ne dirais pas que c’était médiocre –bien que l’orthographe le soit et le style des blogs d’un goût douteux- je ne dirais pas que c’est médiocre parce que ça m’a apporté un bonheur infini. Qu’on se le dise, les photos ne sont pas de très bonne qualité, les textes superficiels et bourrés de fautes, mauvaise utilisation du langage soutenu dans les bulles… Mais j’ai pris tellement de plaisir à réaliser tout ça qu’au final, peu importe le résultat.

    Vous n’imaginez pas à quel point ces histoires, ces poupées, ces photos et tous les commentaires que j’ai pu recevoir m’ont aidé à forger la personne que je suis aujourd’hui. Ça peut paraitre bête dit ainsi, mais c’est la vérité.

    Depuis que je suis entrée dans ce monde, du temps a passé, la fin du collège, la fin du lycée, le début des études supérieurs, l’obtention de mon DUT et maintenant je suis là, à vous parler depuis mon petit îlot de France au Pays du Whisky et des moutons, je regarde Glasgow par ma fenêtre et je repense à la gamine timide, harcelée au collège, qui n’a pas su se défendre, parce qu’on a pas voulu la voir comme une victime, parce que c’était de sa faute car elle était trop faible. La gamine bonne poire qui laissait les autres copier sur sa feuille parce que ça pouvait peut être les aider, les autres. La gamine qui voulait aider tout le monde, mais que le monde n’aidait pas. Et c’est terrible, le nombre de gamins qui se font harceler et à qui l’on dit ce genre de choses « T’avais tellement pas d’amis que t’as du changer de collège » alors si des amis elle en avait, mais c’était pas assez pour la protéger, parce que vous n’avez pas voulu voir qu’elle était une victime et qu’il fallait la protéger pas l’enfoncer.

    Dans 16 jours j’aurais 20 ans et je repense à cette gamine qui s’est fait de nouveaux amis dans son nouveau collège des amis qu’elle a toujours, je repense à cette gamine qui a un tout petit peu pris confiance en elle, assez pour se dire qu’elle était capable de raconter des choses, intéressantes ou non, elle ne savait ou ne voulait pas faire la différences, mais elle s’est dit qu’elle pouvait le faire. Alors elle a créé ce blog, pas très beau, avec de pas très belles photos et de pas très bons textes, mais elle l’a tout de même fait. Et là on lui a répondu. Un petit commentaire, gentil, en apparence anodin, mais qui a pesé lourd dans la balance. Un petit commentaire qui lui a montré qu’intéressantes ou non, bien tournés ou non, elle avait des choses à dire, et qu’il y avait des gens pour l’écouter, pas l’entendre, l’écouter.

    Alors elle a un peu plus pris confiance en elle, cette gamine qui parlait peu, surtout pas devant  tout le monde en classe, elle s’est dit que si elle pouvait le faire sur internet, elle pouvait le faire en vrai, alors elle a pris la parole pour réciter un poème, elle avait pas fait ça depuis l’école primaire où elle était alors terrifiée, mais là, point de peur, elle récite Mon rêve familier de Paul VERLAINE et tout le monde écoute, parce que qu’elle sait conter, surtout la poésie, en particulier la poésie. Parce qu’elle aime les virgule et comprend les virgules invisibles des vers. Alors le professeur lui donne un 20 et la complimente et les élèves ne disent rien, parce qu’ils l’ont écouté, parce que même si elle n’aime pas parler et ne sait pas faire la conversation, elle a des choses à dire et elle sait bien les dires.

    Au lycée elle se fait de nouveaux amis et elle commence à être un peu plus elle-même, pas totalement mais juste un peu plus. Elle rencontre des gens formidable et elle continue d’alimenter ce blog, de discuter avec ses inconnus qui derrière leur écran n’en sont pas tout à fait. Elle continue d’écrire, un peu plus, un peu pour elle, un peu pour son blog, un peu pour son prof de français qui lit ses devoirs à haute voix. Le premier qu’il lit, il le lit parce qu’il est médiocre, il est médiocre parce qu’elle n’a pas eu assez de temps ou qu’elle ne comprend pas cette citation du film que ce professeur leur a fait voir « Carpe Diem ». Non au début de son année de seconde, elle n’a pas encore compris ce que Monsieur Keating voulait dire, parce qu’elle n’a que peu de confiance en elle, et cette confiance, elle l’a durement gagné. Alors il lit son devoir à voix haute et lui dit que c’est médiocre. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’elle, elle en a des choses à dire, sur ce qu’elle comprend et bien vite il ne lit plus ses devoirs parce qu’ils sont médiocres, mais parce que ce sont les meilleurs. Et au fond d’elle, elle se sent un peu plus confiante, parce qu’elle lui a montré qu’elle a des choses à dire et qu’elle sait les dire.

    Au lycée elle se fait de nouveaux amis, des amis qui s’en moquent de ce que pense les autres, et elle se dit que c’est pas plus mal, que c’est bien, que ce serai même bien d’être comme eux, un peu. Et petit à petit, elle écrit de moins en moins pour ses blogs…

     

    Pendant ses études elle rencontre des gens formidables autant que des gens cons, mais elle décide de retenir les gens formidables, parce qu’avec ces gens formidable, elle peut être elle-même et elle comprend un peu mieux Carpe Diem et Keating.

    Elle rencontre ces gens un peu taré, avec qui elle s’entend tout de suite, instantanément alors que d’habitude, il en faut du temps, beaucoup de temps. Mais là c’est pas pareil, elle rencontre des gens comme elle, mais différents d’elle, elle en vient même à créer des traditions avec eux, à faire des choses qu’elle ne ferai jamais avec d’autre, avec eux. 

    Et peu à peu elle en oublie ses blogs. Elle prend de l’assurance, s’exprime en publique aisément, elle sait toujours pas faire la conversation, elle n’est toujours pas très à l’aise avec certaines personnes trop rangées trop normales, qui jugent trop ce que les autres font parce qu’au fond d’elle, elle a toujours cette part de gamine effrayée, harcelée. Mais elle a plus confiance en elle grâce à toutes ces personnes  ouvertes d’esprit et plus bizarre qu’elle, qu’elle a rencontrées.

     

    Alors la gamine solitaire bien qu’elle ait des amis, harcelée mais pas coupable se dit que cette nouvelle vie, ces nouvelles expériences, ces nouveaux amis, cette nouvelle ville, ces nouvelles histoires viennent de là, de ces poupées, de ces photos, de ces textes, de ces commentaires, de ces blogs.

     

    Et même si sa vie n’est pas pleine de rebondissement et d’aventures, même si elle est encore solitaire et que peu de gens l’écoute, même si elle n’a pas encore assez de choses à dire et à bien dire, tout va bien. Même si elle ne sait pas ce qu’elle fait dans cette ville glaciale, même si 3 mois après son arrivée elle n’a toujours pas trouvé de travail, même si son anglais ne s’est pas vraiment amélioré, même si elle ne sait pas ce qu’elle va faire l’an prochain, ni comment elle va reprendre ses études, la gamine sait que tout va bien. Elle sait que tout va bien parce qu’un jour quelqu’un a ouvert son blog, lu son histoire et que cette personne est revenue de son plein gré. Elle est revenue parce que ça lui a plu, elle est revenue pour le plaisir, pas par contrainte, pas pour se moquer, pas pour lui renvoyer sa médiocrité à la figure, non, elle est revenue uniquement pour lire ce que cette gamine avait écrit, pour voir ses photos et lui laisser un petit mot.

     

    Alors pour tout ce que ce blog m’a apporté, pour tous ces moments de bonheur pour ces merveilleuses années, ces difficiles, éprouvantes, effrayantes, joyeuses, heureuse, déconcertantes, déprimantes, aimantes 7 années, merci. Merci pour tout, merci d’avoir contribué à forger non seulement qui j’étais, mais aussi qui je suis et qui je serai…

     

    Merci, merci infiniment


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  • Et hop, une petite séance qui date d'un moment déjà retrouvée au fin fond d'un dossier sur mon ordi, bon visionnage ;)

     

    D'un autre temps

     

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    Et voilà une nouvelle photostory, relativement longue sur ma petite Hachiko. Je m’excuse à l’avance pour la qualité des photos et vous retrouve en bas de page ;)

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    Hachiko, ou la solitude

    Alors on en était là ? Hein, Cookie ? Assis tous les deux sur ce canapé sur lequel nous en avions passé du temps, mine de rien… Nous étions là, à regarder autour de nous les murs blancs, la moquette noire, le tapis rose sur lequel tu aimais tant dormir, cet appartement où nous avions passé tant d’années seuls tous les deux. Oui seuls, car même si nous étions ensembles, nous restions seuls, toi, petit singe abandonné par un cirque. Et moi ? J’étais quoi moi ? Rien, rien du tout. Une gamine perdue qui jouait les grandes parce qu’elle avait toujours eu à se débrouiller toute seule dans ce monde pourri jusqu’à la moelle, et les autres qui ne valaient pas mieux… Tous pourris, souillés, périssant à cause de ces hommes, ces anges et ces démons plus ignorants les uns que les autres, plus bornés, cupides et sales…

     

    Hachiko, ou la solitude

    Alors oui, nous en étions là, à regarder en arrière ce que nous avions vécu dans cet appartement jusqu’à aujourd’hui. Je nous avais même acheté deux gâteaux pour fêter ça ! Fêter quoi tu me diras ? Je n’en sais rien, après tout un déménagement lorsque l’on n’a aucune envie de déménager, ça se fête ? Non je ne le crois pas. Mais regarde-moi, comme je suis pitoyable !  A m’appesantir sur mon sort et à regretter cet endroit. Non, je ne le regretterai pas, je me l’étais promis, ne s’attacher à rien ni personne, car rien ni personne ne s’attachera jamais à moi. J’en avais fait mon mantra, hélas, j’avais transgressé cette règle par deux fois. La première lorsque je t’avais recueilli, petite chose chétive, meurtrie par le froid, presque morte. Je ne comptais pas te garder au début, rappelle-toi de la règle, ne s’attacher à rien ni personne. Mais au fil des jours j’ai fini par m’habituer à ta présence et à te garder auprès de moi, parce qu’on fond, malgré nos différence, nous étions pareils, abandonnés et perdu dans le froid.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Regarde-moi cet appartement Cookie, c’est la deuxième fois que j’ai transgressé LA règle. Jusque-là on n’avait pas d’endroit fixe où vivre, pas d’attache, on bougeait, on changeait souvent d’endroit. J’avais dépassé ma période clocharde depuis un moment et même si le statut de sans domicile fixe m’allait encore, je ne vivais pas non plus dans la rue, plus maintenant…

    Et puis il y a eu « l’incident » avec les gardiens des rêves et encore une fois, j’ai été traitée en pariât. Bon ok, ils m’ont pas renvoyé de l’ordre ni rien, mais m’ont donné un « congé à durée indéterminée », traduction dans leur langage : « merci, tu nous a bien servi mais t’as fait une bourde, même si c’est pas une grosse bourde on a plus besoin de toi, mais on te garde à l’œil, on te lâchera pas, crois pas que parce que tu pars plus en mission tu fais plus partie du truc, hein. On a marqué notre empreinte au fer rouge sur toi, tu nous appartiens, et si un jour on a besoin de toi, on te fera signe. » Et ouais c’est comme ça que l’ordre nous traitait tous, même s’ils étaient censés être les gentils dans l’histoire…

    Alors quand j’ai commis cette « bourde » comme j’aime à l’appeler plutôt que « l’incident », ils m’ont congédié sur terre, et c’est là que j’ai trouvé ce boulot. Parce qu’il fallait bien bouffer pour vivre, c’était pas comme dans l’autre monde où j’avais au moins d’assuré un pieu hyper confortable en fibre de nuages et trois repas hyper copieux par jours au moins. Donc pour bouffer j’ai trouvé un job, ou plutôt un job m’a trouvé. Je marchais tranquillement dans la rue quand une femme m’a abordée, tout de suite je me suis méfiée en voyant son allure. Grande et mince, trop mince, voir même maigre, des jambes interminable fourrées dans des bottes de grands couturiers, sac Céline, trench Burberry, carré Hermès autour du cou et lunettes de soleil Chanel. Tout dans son attitude transpirait le luxe et la supériorité, que ce soit dans sa façon de marcher, dans son port de tête hautain, ou dans sa manière de me regarder, sous ses lunettes comme si je n’étais qu’un insecte, une minuscule fourmi, non même pas, sous son regard je n’avais même pas l’impression d’être digne d’être une fourmi. Alors oui je me suis méfiée, que voulez-vous, quand on a grandis seule dans le rue, les gens comme ça à part pour vous cracher dessus et vous accuser de vol ça vous approche pas. Mais elle n’a fait ni l’un, ni l’autre. Elle m’a dévisagé de haut en bas, comme pour m’enfoncer un peu plus et m’a tendu sa carte. « Barbara B. Angel’s model ». Haha la blague, parlez-moi encore de ces foutu anges ! Je me suis tout de même pointée à leur bureau, parce que je vous le rappel, il fallait bien bouffer et hop, le job en poche ! Vous avez déjà vu ça vous, une orpheline sans le sous, ex clocharde et presque virée de son job de gardienne des rêves devenir mannequin de renommée du jour au lendemain ?

    Ça en jette hein ?

    Non pas du tout, parce que ce job est aussi pourri que les autre, avec un niveau d’hypocrisie, mêlé à de graves problème d’anorexie et de drogue, ce milieu qui pourtant était censé m’offrir de quoi bouffer m’a encore plus conforté dans mon idée que le combat était perdu d’avance, qu’on pouvait rien sauver dans ce monde. Bref, l’agence proposait des appartements pour les modèles qui vivaient loin et comme moi je vivais nulle part, j’ai accepté.

    Au début, je ne me suis doutée de rien, et toi non plus d’ailleurs, Cookie. C’était juste des murs blanc, de la moquette noire, c’était froid, vide, inhospitalier. Et ça me convenait bien, parce que je voulais pas m’attacher à cet endroit, comme à rien d’autre. Mais au fil du temps, j’ai fini par y amasser des trucs. 

     

    Hachiko, ou la solitude

    Des bibelots ridicules piqués lors de séances photos…

     

    Hachiko, ou la solitude

    Ma contrebasse…

     

    Hachiko, ou la solitude

    Des jouets pour toi Cookie…

     

    Hachiko, ou la solitude

    Ouais, je m’étais bel et bien fait avoir par cet endroit, qui a commencé à devenir chaleureux, un peu… enfin je crois, je connais pas trop ce concept alors, qui sait ?

     

    Hachiko, ou la solitude

    Pff, soupir las… Et voilà, je me suis attachée à un endroit, j’ai eu l’audace de croire que ça pourrait être un « chez moi », mais non ! Toi t’as pas de chez toi, tu connaîtras jamais ça. Alors la dure réalité te rattrape, tu reçois un message de l’Ordre qui te dis que tu dois absolument partir d’ici, et tout ce que tu as essayé, tenté en vain de construire s’écroule. Parce toi tu connaîtras jamais ce que c’est qu’un foyer.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Alors on en est là, hein, Cookie. C’est notre dernière nuit ici, parce que d’après les Grands Boss, il y a des méchants qui me recherchent. Pour changer. Et en plus un esprit du monde du milieu s’est échappé. Super.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Bon, je crois qu’il est temps qu’on fasse nos bagages Cookie.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Regarde-moi tous ce bordel, qu’est-ce qu’on peut amasser comme conneries dans une vie, si c’en est une.

     

    Hachiko, ou la solitude

    « Je ne veux rien posséder, je ne veux pas d’attaches »

     

    Hachiko, ou la solitude

    Idiote, regarde comme ça te fait mal de ranger tes affaires, de les emballer et de te dire que le seul endroit que t’ai jamais considéré comme chez toi -parce que là-haut, dans l’autre monde s’est pas chez toi- t’es enlevé.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Et oui Cookie, c’est terminé.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Ces murs blanc, impersonnels et froids, c’était devenu notre quotidien, ça faisait partie de notre solitude et remplaçait un peu le vide avec deux trois meubles, deux trois plantes, ça comblait l'espace dans le tiroir.

     

    Hachiko, ou la solitude

    A quoi ça va me servir de conserver tout ça, hein ?

     

    Hachiko, ou la solitude

    Le canapé et le buffet aussi sont à moi, alors je vais faire quoi quand je vais me pointer dans le prochain hôtel qui sera juste pour une nuit mon chez moi ? Je vais lui dire quoi à ce réceptionniste bedonnant, en pleine crise de la quarantaine, avec sa moustache ridicule et sa figure rougeaude, ce déchet de l’humanité qui draguera toutes les nanas qui voudront juste prendre une chambre pour la nuit ? « Bonsoir je voudrais une chambre, quelqu’un peut monter mes bagages, deux malles, un canapé et un vaisselier ? »

     

    Hachiko, ou la solitude

    Et je suis là, à ranger mes affaires, des tas de truc sans intérêt que je ferais mieux de balancer aux ordures, tu crois pas Cookie ?

     

    Hachiko, ou la solitude

    Voilà, c’est fini.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Emballé c’est pesé. On fait quoi maintenant ?

     

    Hachiko, ou la solitude

    On s’assoit et on regarde le résultat.

     

    Hachiko, ou la solitude

    C’est laid, hein ? Toutes ces merdes amassées au fil du temps, ça sert à quoi ? A rien à part à te rappeler l’insignifiance de te vie.

     Allé viens Cookie, on va les manger ces gâteaux.

     

    Hachiko, ou la solitude

    Et puis on va s’allonger là, et on va attendre. 

     

    Hachiko, ou la solitude

    On va attendre que le temps passe. On va attendre que le temps passe parce que de toute façon on ne peut rien faire d’autre. On peut pas l’arrêter, on peut pas le capturer, à part dans notre mémoire. On pourrait en faire un souvenir, le conserver et le chérir, réminiscence de notre premier foyer. Mais on le fera pas, parce qu’on va s’y attacher à ce souvenir, et qu’on veut pas. Qu’on peut pas. Qu’on a pas le droit. Pourquoi ? Parce que ça fait trop mal et qu’on en a marre d’avoir mal. Quoi que, si on a mal, ça veut dire qu’on est vivant, et nous on sait plus trop si on a déjà été vivant. Est-ce qu’on était vivant quand on nous a abandonné ? Est-ce qu’on était vivant quand on vivait dans ce putain d’orphelinat –ou d’hôpital psychiatrique ? Est-ce qu’a un moment de notre vie on a été vivant ?

     

    Hachiko, ou la solitude

    Alors on en est là, hein Cookie ? On éteint la lumière et on attend. On attend et on grave ces instants dans notre mémoire, pour être sûr de s’en souvenir, pour la postérité. Parce qu’on sait que ça nous fera mal, autant que maintenant, et que ça voudra dire qu’au fond, malgré tout, on est vivant.

     ***

    Donc voilà le résultat, après presque 1 an sans rien poster, je reviens avec cette photosto d’une qualité, je l’avoue, fort médiocre ! Je dirais pour ma défense que mon le chargeur de mon appareil photo à fait une fugue et que celui avec lequel j’ai pris les photos est à l’agonie, limite sous assistance respiratoire ! Bref, hier soir j’ai tout à coup vraiment eu très envie de prendre des photos et d’écrire, alors comme ça, sur un coup de tête, suivant cette idée saugrenue, j’ai tout fait à l’affilé.

    Bon le texte est surent bourré de faute et après avoir farfouillé dans mes dossier, je me suis rendue compte que ça changeait absolument toute l’histoire que j’avais prévu pour Hachi, mais bon c’est pas grave, ça me plaît bien comme ça !

    Sur ce, bisous à tous


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  • Hier j'ai fait une petite promenade dans la colline et miss catastrophe alias Tomoe m'a accompagné. J'en ai profité pour prendre quelques photos, seulment mon apn n'avait plus de batterie, j'ai donc du utiliser mon antiquité portable, d'où la qualité médiocre frown mais bon visionnage quand même! 

     

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    Tomoe s'est fait un nouvel ami^^

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    Tomoe: je vais l'appeler Hugo, Hugo l'escargot!

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    Petite séance de Tomoe qui traînait dans mes dossier, postée entre deux révisions de bac!

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